LES AMIS D'ORWELL

De Paris Kiwi

http://souriez.info/Ecoutez-les-amis-d-Orwell

Les Amis d’Orwell est une émission bimensuelle diffusée sur Radio Libertaire le vendredi de 21 h à 22 h 30. L’émission a été créée au début de l’année 2007 par l’association Souriez vous êtes filmé-e-s pour faire entendre la voix des opposants à la construction d’un État de plus en plus policé.

La référence à l’écrivain George Orwell est délibérée. Notre ligne éditoriale s’appuie sur les ouvrages de l’auteur qui a constamment dénoncé les atteintes aux libertés, qu’elles soient générées par le système capitaliste ou les États totalitaires. Pendant la guerre d’Espagne, dont il parle longuement dans Hommage à la Catalogne, il s’engage aux côtés des anarchistes du Poum. Il réalise à cette époque que « les communistes sont les plus à droites et qu’ils sont plus pressés que les libéraux eux-mêmes de chasser les révolutionnaires ». Pendant la Guerre froide, il fait partie de ces rares militants à refuser de choisir son camp entre les Staliniens et les libéraux. Dans 1984, son dernier livre, il élabore un roman politique intemporel et universel, annonciateur de la société d’aujourd’hui. L’inventeur de Big Brother et de la surveillance par télé-écrans ne serait pas surpris de découvrir les caméras de vidéosurveillance et les puces RFID qui s’immiscent dans notre vie quotidienne avec le pass-Navigo. Il décrit aussi dans cet ouvrage l’utilisation par le pouvoir de la Novlangue pour empêcher les masses de réfléchir. « La guerre, c’est la paix » se traduirait par exemple de nos jours par « La vidéosurveillance, c’est la vidéoprotection ». L’émission informe sur la société de surveillance et ses technologies de contrôle (vidéosurveillance, biométrie, les nanotechnologies, etc.) en présentant des militants, mais également des auteurs d’ouvrages ou des artistes qui traitent de ce sujet. Des reportages sur des actions antisécuritaire ou des interviews sont diffusés en fonction de l’actualité.

Nous abordons la société de contrôle à travers des exemples de la vie quotidienne (délit d’outrage, biométrie, etc.) ainsi que des réflexions sociologiques et politiques. Comment ce système se met-il en place et pourquoi ?